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Wednesday, July 29, 2009

palabres...12

Verbe être
Verbe avoir
…
Mais concentrons nous sur le verbe être


I’m smarter than your foot



Il vis à 60 à l’heure



Le vent, petit pervers, soulève ma jupe



A trop me rafraichir la mémoire, j’ai eu la chaire de poule



Je l’ai mis au courant, ça l’a complètement grillé

Thursday, July 23, 2009

Réponses

Comment vous réveillez vous le matin ?

Merde ! Je me suis réveillée ! Et l’angoisse commence.
Un quelque chose d’indescriptible, d’inodore, d’incolore, d’intouchable, d’incontenable, d’imperceptible, d’insoutenable se repend dans mes poumons et rampe jusque dans mes extrémités. Je referme les yeux : « il faut que je me lève »


Comment vous sentez vous ?

Je sens le savon à la rose, le bain douche au lait, le shampoing aux fruits exotiques et l’après shampoing aux perles. La crème à la vanille, les aisselles à la pêche, les sous vêtements aux coton et les habits à la senteur de bois de cèdre, l’haleine à la menthe, le cou au parfum de jasmin…

Wednesday, July 08, 2009

elles, moi ?

M’as tu vu ? Avec mon rouge trop fort, mes dorures trop dorées, mon trop de paillettes, mon brushing trop blond, ma manucure trop parfaite, mon trop d’anticerne…
Je parle trop fort car je n’existe que dans la démesure. Outrageusement hypocrite, menteuse, superficielle, séductrice, excessive, sans retenue, je suis la femme trop facile, parfois, souvent.
J’abuse des grosses bouteilles de champagne, des grosses voitures, des grosses soirées.
J’ai trop d’amants, à droite, à gauche.
J’aime les compliments, l’exubérance, la drogue, le temps perdu mais j’ai peur. J’ai peur. J’ai peur d’être vide.

Friday, July 03, 2009

palabres...11

Pupuce tu pues,
Pupuce tu mues,
Pupuce, je te mangerais toute crue
Viens que je t’attrape
Mais ou est-tu ?
Dans mon dos !
C’est à peine si je t’ai vue



Réveilles toi, étires toi, une belle journée a commencé et le soleil fait chanter les oiseaux…
Hé ho ! Réveille toi !



Encore deux enfants qui se chamaillent dans la cour de recréation…et je t’attrape et je te tire la langue…
Heureusement que le son de la cloche a encore ce pouvoir : les séparer.



- Joue avec moi
- Bah, avec quoi ? le chien a crevé le ballon…
Débo jeta un œil sur la grosse crotte fraiche de Chiche, elle la pétri, la roula entre ses doigts, en fis une belle boule toute lisse et la lança a Mia qui l’attrapa par reflex mais horrifiée par l’odeur, la laissa tomber parterre.
- Ah bon ? dis Débo, ça sent si mauvais que ça ?

Tout et le verbe « avoir »

C’est cette impossibilité à tout avoir qui me tue. Cette même impasse, différente à chaque fois qui nous oblige à prendre une décision, un choix final et définitif qui déterminera à jamais la suite de l’histoire.
La suite de l’histoire c’est tout les jours, plusieurs fois et c’est fatigant.
Cette tête qui se vide d’un coup puis se remplis violemment de pours et de contres, ce stresse, cette pression, cette inquiétude au moment de prendre la décision et après l’avoir prise.
LA décision était elle la bonne ? Y a t il une bonne et une mauvaise route à prendre ? Toutes les routes mènent elles à Rome ?
Je devrais, j’aurais due, si j’avais, si seulement je pouvais…Cette incapacité à se projeter clairement dans l’avenir, le tourment de questionner nos choix passés. Cette insatisfaction qui plane, ce doute, cette constante instabilité, la lourdeur de se sentir encore et toujours projeté à la case dépars.
Un jeu de mauvais goût
3 points, 6 points
Tourner à gauche
Tourner à droite
Ne pas tourner
Revenir sur sa décision
Possible ?
Un vase brisé se recolle t il ?
Le ciel me tomberas t il sur la tête ?
Mon enfant sera t il trisomique ?
Ma maison s’écroulera t elle au premier tremblement de terre ?
Je le veux beaux, sensible, intègre, intelligent, plus intelligent que moi, sure de lui, un peu artiste mais pas trop, discret mais pas trop, attentionné mais pas trop. Qu’il ait sa vie, ses passions, ses amis mais pas trop.
Je veux un chien, mais je ne veux pas ramasser les crottes
Je ne veux pas me lever du lit, mais je dois
Je veux grandir mais je ne veux pas vieillir
Je veux écrire mais je ne veux pas me dévoiler
Je veux me faire plaisir mais je ne veux pas grossir, être blessée, regretter…
Dois-je céder à la tentation ? Consacrer plus de temps à ceci qu’à cela, à celui ci plutôt que celui la ? Répondre a son appel ou pas ? Dompter mes folies, mon mood ou rester moi ?
Mais il faut choisir, on ne peut pas tout avoir.

Tuesday, June 30, 2009

palabres...10

Dans la pénombre tiède
Du plancher du salon
Un déclic
Un briquet
Une flamme
Une bougie

Tuesday, June 23, 2009

Tuesday, June 02, 2009

palabres...9

Tu ne tueras point à la ligne


Repos de son âme
Repos de son homme


La femme canon est canon !


Kami-cases en moins


Pour le meilleur et pour le rire

Sunday, May 24, 2009

Il faudrait (…) 13

Il faudrait savoir que ça fini souvent mal

Il faudrait savoir que je ne voterais pas

Il faudrait savoir que la feuille blanche, lors d’un vote, n’a pas de poids

Il faudrait ne pas commencer ses phrases par « non »

Il faudrait savoir que Rousseau n’était pas roux.

Il faudrait savoir qu’on peut déthéiné soi-même son thé en une minute

Il faudrait prendre des photos de nos moments malheureux non seulement des heureux évènements.

Il faudrait savoir pourquoi on est moins naturel devant une camera

Il faudrait utiliser le clignotant de la voiture avant de changer de direction pas pendant, ni après

Il faudrait utiliser le clignotant de la voiture, ce n’est pas une option

Il faudrait savoir que le testament politique de Louis XVI où il exprime son idéal politique, a été retrouvé aux États-Unis.

Il faudrait savoir que Facebook est bloqué depuis ce matin en Iran.

Il faudrait savoir que j’écris un livre, cela ne veut pas dire que je serais publié…

Il faudrait savoir qu’une théorie affirme que Paul Gauguin aurait tranché l’oreille de Van Gog

Il faudrait savoir que c’est Elizabeth Arden qui est la première à avoir crée le concept du spa dans les années 30

Il faudrait être amène, c’est à dire, aimable et agréable

Il faudrait boire de l’argile dilué dans de l’eau, jusqu'à 60 g par jour

Il faudrait savoir que l’argile n’a quasiment pas de date de péremption
Il faudrait savoir qu’il se forme, à 3500 m de profondeur sous l’océan, de la glace qui brule à cause de l’hydrate de méthane qu’elle contient

Il faudrait savoir qu’un prêtre polonais vient de publier un « Kamasoutra catholique »

Il faudrait savoir que Proust a dit : « On ne change pas les choses suivant nos désirs, c’est notre désir qui change »

Il faudrait savoir qu’on a découvert une espèce de grenouilles qui communiques avec des signaux purement ultrasoniques

Il faudrait communiquer plus avec les yeux


Allez, vous pouvez rentrer dormir un peu moins (…) ce soir

Sunday, April 26, 2009

Chuchote

Dans mes chaussures trouées j’ai jeté des mots.
Certains ont glissés à travers les ouvertures et se sont perdus à jamais.
Lesquels ? ça ne vous regarde pas.
Et puis, pourquoi pas ? Mélanger la poupée avec le fléau, la chevelure, le mur, les poils, la merde… ?
Sans chercher à tisser un sens, les laisser respirer à l’air libre, même si dans mes chaussures ça pue…

palabres...8

Chaine de gestes qui s’enchainent et se déchainent
Fil de pensées qui défile et s’emmêle
Une pose, une deuxième, une troisième, une quatrième
Compléter, contempler
Et ça recommence
Crescendo ludique
Associations comiques
Elles s’éclatent comme des enfants
Se prennent au jeu, impudemment
A l’abris des regards

palabres...7

Je suis une armoire qui tente l’expérience de l’étagère.
Ouvrir les portes, enlever le dos, laisser entrer le soleil, le vent, aérer, exposer aux yeux et aux oreilles…
Comment garder un secret quand on est une étagère ?
Comment rester fraiche quand on est une armoire ?
Sortir de soi, s’exposer, raconter, devenir transparent, une expérience parfois si simple mais encore…Une armoire c’est plus solide.


Internet ! Mais qu’est ce que c’est que ça se demandait Vostradacus ?
Il ne savait pas si c’était l’effet du cidre ou du cochon farcis, mais il avait une vision qu’il n’arrivait pas à élucider. Internet, ce mot gravé dans sa tête revenait toutes les nuits dans ses cauchemars atroces. Il se retrouvait à l’école au coin avec un chapeau d’âne en papier sur la tête. Internet ! Mais qu’est ce que c’est que ça se demandait Vostradacus ?


Je me suis réconcilié avec mon oreiller.
Salopard va ! Dés qu’il est là, tu me laisses tomber ! Tu te glisses sous sa tête pour mieux lire ses rêves et ses pensées. Tu le portes, le soutien délicatement, tu te fais souple, doux, parfumé. Pédé vas ! Tu oublis que les nuits de solitude c’est toi que j’ai serré contre mon corps, que c’est toi que j’ai aimé, que c’est sur ton épaule que j’ai versé mes larmes…
Tu es MON oreiller, pas le sien ! Espèce d’ingrat !
…Et puis mon mec s’est barré et je me suis réconcilié avec mon oreiller.

Lettre

70 ans. J’ai 70 ans, c’est un âge élégant.
Vous vous demandez pourquoi un homme de 70 ans ayant travaillé toute sa vie a son compte entre les buissons, les arbres, le gazon et les fleurs voudrait, au coucher de sa vie, devenir secrétaire.
Je me suis dis : « Habib, tu as vécu ta vie comme un glouton. Tu as dormis tant que tu voulais, voyagé tant que tu pouvais, rencontré de magnifiques personnes et ton travail a toujours été un plaisir…
Tu as eu les plus belles femmes ce qui a rehaussé ton estime de toi. Tu es devenu imbu de ta personne ; Tu t’es permis d’être irresponsable puisque de toute façon, tout t’étais pardonné.
Tu ratais les rendez vous, et quand tu ne les ratais pas, tu n’étais pas ponctuel.
Tu te permettais d’être agressif quand ca te plaisait et doux quand ca t’arrangeait.
Tu étais devenu par ton talent la valeur sure, la référence, le dieu du paysage et des soirées mondaines.
Aujourd’hui, Habib, il te reste quelques années a vivre, dorénavant, tu vas apprendre à être ordonné, maniaque, obsessionnel de rangement, intègre et attentionné.
Tu commenceras une chose et tu la termineras comme il faut et non pas comme les cours de chinois que tu n’as jamais continué…
Finis les mensonges et les sournoiseries pour éviter tel ou tel client qui t’embête par sa juste présence.
Tu seras secrétaire. Secrétaire dévoué a son boss, attentif a ses moindres gestes et demandes. Tu seras même doté d’un sixième sens, tu devineras à l’avance ce qu’il projette de désirer, tu liras dans ses pensées car tu ne seras plus toi. Tu seras transparent et tu ne vivras que pour lui.
Tu seras actif, comme tout le monde de 8 à 6 et tu feras des heures supplémentaires non payées.
Voilà Habib ce que tu devras apprendre avant de mourir. »


Extrait de « La vie de débauche de Habib Habib »

Trash Résilles

Trash Résilles
Féminine et froide
Transparente mais impénétrable
Le début d’une fin, c’est toi, mais encore…
Une dernière chance pour changer d’avis
Voilée dévoilée
Tu nous titilles la conscience
Délicieusement amère
Tu enterres nos langues
Et nous reste sur le cœur
Courant d’air industriel
Emprisonne, n’emprisonne pas ?
Impersonnelle remplie de mots personnels, de choses personnels, de moments d’une vie
Tombe silencieuse
La mort plane au dessus de l’agonie
La blessure, la déchirure, les rides, les sentiments froissés
Ta transparence belle est cruelle
Fragile, solide
Légère, pesante
Objet du tiraillement de l’extrême
Froide beauté noire
Où les écorchés vifs se perdent
Face a une réalité
Ingérable

Monday, March 16, 2009

Palabres...6

Ma feuille transpire
De ne plus savoir quoi écrire
Déguerpir, Courir, Mourir
Si jeune
Il parle peux, il chante.
Elégant, passionné
Ça crève le cœur de le voir partir
Il est parti
A jamais évanoui




Amuse ta gueule
Sur mon ventre
A quatre pattes





Déchirée
Comme une feuille de papier
Ou les mots ont divorcés
Qu’importe ce que tu m’apportes
La tornade qui éclate
Orageuse et violente
Se fracasse
Entre mes os et mes muscles rouges
Torture intrinsèque
Ne se calmera pas
Le visage reste souriant.